jeudi, février 10, 2005

Mon blog, c'est pas une descente à ski

Donc, le slalom géant d'une épreuve de ski (ne me demandez pas laquelle, s'il vous plait) a été annulé à cause d'une grève de la télévision italienne. Et tout le monde de se scandaliser qu'une épreuve sportive soit ainsi sujette à annulation pour cause médiatique...
Ho, réveillez-vous ! Est-ce que Intervilles serait maintenu sans diffusion ? Bien sur que non... Ce slalom est exactement la même chose : un jeu, qui n'a aucune autre légitimité que de divertir.

Au moins les candidats à Intervilles savent qu'ils n'ont finalement aucune importance.

dimanche, janvier 23, 2005

Mon blog, c'est pas un téléchargement légal

"Téléchargez-moi légalement", qu'ils nous disent, tous ces cons...
Après avoir été insultés par un joli doigt d'honneur, puis avoir subi l'annonce ridicule d'Ariel Wizman, voilà que les pirates sont incités à aller acheter de la merde...
Cette campagne se trompe évidemment de cible : toute personne dotée d'un cerveau assez intelligent pour utiliser un ordinateur (voire un peigne, en fait) refuserait, même en étant payée, d'aller télécharger et surtout écouter un titre de Garou, Zazie ou De Palmas.
De plus, si le téléchargement pirate peut mettre en danger de petites structures comme Vicious Circle, n'est-il pas contre productif de montrer tous ces pauvres riches, la gueule enfarinée, nous implorer de leur permettre de passer de belles vacances à St Trop ?
De même que voler une bouteille dans un Leclerc est autrement plus moral et défendable que de voler la même bouteille chez l'épicier du coin, pirater un album de Garou est loin d'être un acte immoral, juste une preuve de mauvais goût.

Finalement, ce qui me chagrine le plus, dans cette campagne, est le fait que, pour pas un rond, des chanteurs qui n'en ont pas besoin se sont fait offrir une jolie promotion, en 4x3 partout dans Paris. Pareil pour tous les sites de téléchargement payant recensés, pourquoi ont-ils droit à cette campagne qui, se faisant passer pour une communication utile, ne fait finalement que promouvoir des intérêts privés ?

Alors écoutez les, tous ces pénibles placardés sur les murs : ne les téléchargez pas illégalement. Mais pas légalement non plus, et n'achetez pas leur disques. Peut-être qu'après, ils nous lacheront, un peu...

samedi, janvier 22, 2005

Mon blog, c'est pas un super-héros

Les super-héros sont plus c'qu'ils étaient, ma bonne dame.

A l'époque, de Superman à Batman, les super-héros, avant de partir sauver la veuve et l'orphelin, ils mettaient leur cape, leur costume et leur masque et personne ne savaient qui ils étaient en réalité. Ils passaient même un peu pour des losers, tous ces Bruce Wayne et ces Clark Kent qui n'arrivaient jamais à apercevoir les exploits incroyables des héros.
Aujourd'hui, Julien Courbet, lui, il veut qu'on le sache, que c'est un super-héros. La preuve, pas même un nom d'emprunt ou un masque discret. On le maquille même, entre deux actes héroïques, pour qu'on voit que le plus fort, c'est bien lui.

Dans son émission, tout est fait pour qu'on soit en admiration devant lui, depuis la disposition de la table -lui, seul face au monde à un bout, alors que les gens venus exposer leur problème sont cernés par tout un groupe de Robins sur lesquels je reviens tout de suite- jusqu'au déroulement chronologique de chaque segment.

Séquence 1 : un film résume l'histoire, la personne ne s'en sort manifestement pas toute seule, est désespérée. Un peu comme un gosse piégé dans un entrepôt remplis d'explosifs.

Séquence 2 : Julien Courbet prend conscience du problème et se décide à agir. Un peu comme Bruce Wayne s'éclipsant discrètement du cocktail mondain. La discrétion exceptée.

Séquence 3 : Les experts se déchaînent, expliquent le souci pour que Courbet, qui n'est qu'un homme, puisse comprendre. Un peu comme Alfred, Robin et Batgirl se démenant pour trouver l'entrepôt.

Séquence 4 : Le téléphone sonne sans cesse, et alors là, ça commence, c'est le Courbet show. D'assurances en maires, tous ont droit à la catch phrase « Bonjour, c'est Julien Courbet, sur TF1 ». Epaulé par ses experts de choc, il assène ses arguments comme autant d'uppercuts. Un peu comme Batman et Robin cassant des gueules.

Séquence 5 : Le préjudice est réparé, les méchants ont cédé et Julien Courbet jubile, devant sa caméra, alors que les pauvres péquenots venus quémander son aide se répandent en remerciements. Il est déjà loin, poor lonesome cowboy qui part vers sa prochaine mission.

Non, les super-héros, on dira ce qu'on veut, ils ont peut être gagné en reconnaissance et en bonnes places au resto, mais ils y ont perdu en classe. Sévèrement.

vendredi, janvier 14, 2005

Mon blog, c'est pas une allemande

Si vous passez par la station Concorde, peut être verrez-vous une publicité vantant les mérites de l'apprentissage de l'allemand.
Jusqu'ici, très bien.
Un jeune homme (nommé Etienne) s'y livre à une expérience scientifique, dont on se doute qu'elle est très compliquée et délicate, avec une jeune femme anonyme (pour plus de compréhension, nous l'appellerons Karoline). On aurait évidemment préféré que le but affiché pour apprendre une langue vivante soit de pouvoir appréhender au mieux l'art et la culture du pays, mais non, le but, c'est de bosser, de faire avancer nos chères industries.

Mais il y a bien pire, sur cette affiche.
Le texte dit (je résume) : "Etienne apprend l'Allemand. Il a trouvé un stage dans une entreprise dynamique aux perspectives... très attrayantes"
J'ai paraphrasé le texte, mais l'essentiel y est. L'essentiel, ce sont ces trois petits points, ce clin d'oeil textuel qui contient en lui tout le message.
Ces trois petits points, ils sont là comme le coup de coude du beauf devant une jolie fille, comme le rire gras d'une bande de mecs au passage d'une mini jupe.
Ces trois petits points, ils sont là pour faire remarquer que Etienne, lui, ce qui l'intéresse, en Allemagne, c'est surtout Karoline, et toutes les autres Allemandes blondes, aux yeux bleus et à forte poitrine.

Ces trois petits points, ils masquent, bien mal, toute la frustration du publicitaire qui a pondu cette affiche et qui rêverait de pouvoir dire tout haut le message qu'il veut transmettre.
Dans le monde parfait de ce publicitaire, il n'y aurait pas besoin de ces trois petits points.
Il y aurait juste une affiche avec Etienne debout, mâle triomphant, et Karoline, nue, à ses pieds, le tout sous un slogan qui dirait : "Etienne apprend l'allemand, comme ça, il peut les bourrer, ces blondasses à gros seins".

mardi, janvier 11, 2005

Mon blog, c'est pas un cadavre dans les dunes

Certaines nouvelles n'arrivent pas franchement à m'attrister.
Certes, je ne souhaite à personne de mourir à 47 ans, mais là, quelque part, j'en viens à me dire qu'il l'a un peu cherché.
Les coureurs du Paris-Dakar ne sont rien de plus, au fond, que tous ces beaufs qui s'amusent à rouler bourré à la bière. La seule différence, c'est que sur le Dakar, les gros beaufs sont assez riches pour passer un mois dans le désert.
A part ça, exactement pareil, de leur absolue certitude d'être supérieurs aux autres (par la grâce de leur moteur, probablement), qui les amène à mépriser les autres usagers de la route jusqu'à prendre le risque de les tuer, jusqu'à leur illusion de liberté.

Alors pour épitaphe, si la famille n'en a pas encore, je peux en proposer une : "Il a vécu comme il est mort : comme un gros con".

vendredi, janvier 07, 2005

Mon blog, c'est pas un feu d'artifice

La nouvelle m'avait franchement surpris : si on imagine bien que la musique d'Explosions In The Sky se prète parfaitement à un film, on aurait plus parié sur un petit film indépendant que sur un film de football américain avec Billy Bob Thornton.

J'étais, il faut bien l'avouer, un peu inquiet de voir la musique de mon groupe texan favori noyée sous les orchestrations hollywoodiennes, perdue au milieu d'envolées de cordes.

Si cordes il y a, elles sont rares, discrètes, et complètement intégrées à la musique.
Au contraire, bien loin de brider la créativité du quatuor, les moyens mis à leur disposition leur ont permis de pousser plus loin encore la recherche, entamée avec The earth is not a cold dead place, d'un post-rock plus chaleureux et moins désepéré que sur leurs premiers opus, comme sur les deux splendides réinterpétations de Your hand in mine.

De plus, les trois morceaux qui ne sont pas d'Explosions in the sky, loins d'être de simples musiques d'ascenceur comme on en voit trop souvent, se révelent, dans l'esprit et la qualité, totalement cohérents avec l'ensemble, en particulier la très belle balade de Daniel Lanois.

Très loin donc du simple travail de commande, cet album riche se révele donc un album important d'Explosions in the sky. Ce qui, il est vrai, s'applique à tous leurs albums.


PS : Je ne saurais trop conseiller, plutot que d'acheter le cd, de commander ici la très belle édition limitée en vinyle.

jeudi, janvier 06, 2005

Mon blog, c'est pas une rebelote

Et voilà que ça recommence...

A l'heure qu'il est, Reporter Sans Frontières sont dans l'excitation la plus totale, on va à nouveau parler d'eux (il est vrai qu'un tsunami avait, avec fort peu de tact, interrompu leur autocongratulation).
A l'hôtel de ville de Paris, on remet en place les gros crochets pour placer les photos (on ne les placera que dans quelques jours, histoire de ne pas paraître trop pressés d'être à nouveau un peu au centre de l'attention).

Quand aux locaux où sont enregistrés les messages déclarant que tant qu'elle sera otage, nous le serons tous aussi, alors là, c'est l'effervescence.

Toutes les vieilles gloires attristées de n’avoir pu parler dans le poste la dernière fois sont là, de Dave à Collaro, tout ce que la France compte de junkies en manque de médiatisation se précipite pour être le premier derrière le micro. Et c’est vrai, après tout, cette fois, qui sait combien de temps ça va durer, il faut en profiter.

(Ceci dit, hein, on espère qu'elle va bien, qu'elle est tranquille en train de siroter des margaritas en se foutant de la gueule de tous ces guignols. On y croit moyen, mais on espère)

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